Quand on regarde la carte culturelle de la Nièvre, et plus largement celle de la Franche-Comté, il se passe un phénomène étrange : une énergie débordante éclot dans les coins jugés « périphériques ». Scènes improvisées, expo dans des hangars, soirées qui annoncent complet sur Instagram mais dont la mairie n’a même pas entendu parler… Tout ça, c’est le fruit de collectifs bien décidés à faire vivre la musique, l’art, le théâtre hors des sentiers institutionnalisés.
D’où ça vient ? D’abord, parce que le circuit institutionnel, malgré ses qualités, laisse beaucoup trop de monde sur le carreau. Un rapport du Ministère de la Culture paru en 2022 signalait que « 67 % des initiatives culturelles rurales ne bénéficient d’aucune subvention pérenne ». (source : Ministère de la Culture – Étude sur la vie associative rurale, 2022).
Ensuite, parce qu’il y a cette envie irrépressible de liberté : organiser ce qu’on veut, où on veut, quand on veut, sans remplir 15 dossiers, ni lisser son identité pour plaire à une commission.