Les micro-espaces ne sont plus seulement des tremplins discrets : ils deviennent, crise oblige, de vrais laboratoires d’innovation scénique et de modèles alternatifs. De plus en plus de festivals débutent désormais… dans des garages (cf. La Route du Garage, initiative qui fédère plus de 40 événements “à domicile” en France chaque année). D'autres transposent à l'échelle rurale la logique des skateparks ou autociné : on débarque, on pose son ampli, on fait sonner la scène, parfois devant une audience de 10, parfois devant 80 curieux.
Une chose est sûre : cette diversité fait la force du tissu culturel local, et si les institutions tardent parfois à reconnaître ces initiatives, c’est souvent là que jaillit l’étincelle de la nouveauté et que les artistes écrivent leur première grande page.