La question reste légitime : qui écoute encore du jazz et du blues aujourd’hui ? Est-ce une affaire de boomers nostalgiques, ou y a-t-il encore un renouvellement générationnel ? Une brève enquête m’a permis de constater que… c’est un brin des deux.
Oui, beaucoup d’auditeurs fidèles sont des habitués de longue date. Ils étaient là pendant les années fastes, et ils tiennent le flambeau. Mais il serait injuste d’affirmer que les jeunes se désintéressent totalement. En vérité, ces genres trouvent une place dans des styles modernisés, comme l’électro-jazz ou le blues revisité façon Black Keys ou même dans des beats hip-hop. Sans compter que des artistes comme Gregory Porter ou Youn Sun Nah séduisent des foules bien plus variées qu’on ne l’imagine.
Selon une étude de Statista en 2020, environ 8 % des Français classent encore le jazz comme un de leurs genres favoris. Ce chiffre peut paraître modeste, mais il illustre qu’une niche solide existe et persiste, même dans les micro-territoires comme le nôtre.