Impossible de donner ici la liste exhaustive de tous ces lieux en ébullition. Mais ce que prouvent le Hangar de la Baratte, l’Usine à Sons, la Cordonnerie, ou encore le Café des Pratiques, c’est que la Nièvre et la Franche-Comté, loin d’être des déserts, restent des territoires d’expérience et de renouvellement perpétuel pour la musique locale. Les maisons bourgeoises se transforment en salles hybrides, les granges accueillent des collectifs, les ronds-points deviennent des scènes improvisées. La révolution culturelle locale ne s’affiche pas toujours en 4x3 dans la rue, mais elle fait du bruit – et c’est tant mieux.
Le mieux reste encore de s’y frotter, d’y aller. La prochaine fois que tu entends parler d’un concert dans un bar inconnu, d’un DJ set dans un ancien abattoir, ou d’une scène ouverte dans une librairie, attrape ton manteau. L’avenir de la musique passera (aussi) par là.