Quand la musique et les arts branlent les murs de l’école : panorama des projets pédagogiques rock’n’roll de la région

Vibrations musicales et culturelles en Nièvre et Franche-Comté

Écoles locales & arts : un terrain de jeu hyperactif

Nièvre, Franche-Comté… ça sent bon le terroir, mais ça vibre aussi côté culture. Depuis le début des années 2000, la question de l’intégration des arts et de la musique à l’école a pris une ampleur inattendue. Rien que sur la période 2022-2023, l’Académie de Dijon a recensé pas moins de 200 projets artistiques et culturels dans les établissements scolaires du 58, soit plus d'un quart des écoles publiques de la Nièvre (Source : Académie de Dijon).

L’école primaire : un laboratoire créatif en pleine ébullition

On aurait tendance à croire que la créativité, c’est surtout pour les élèves des lycées avec options ARTS. Mais à y regarder de plus près, ce sont les écoles élémentaires et maternelles qui s’offrent parfois les plus beaux délires artistiques. Petit florilège :

Le collège, foyer de la découverte (et de la prise de risque artistique !)

Pas facile de mettre de la couleur dans le quotidien parfois morose du collège. Pourtant, des profs, artistes intervenants et assos ne lâchent rien.

Le lycée : incubateur d’artistes et tremplin vers la scène

Fin du collège, début des profils qui se spécialisent. Mais, au lieu de se limiter aux sections ARTS, beaucoup de lycées de la région multiplient les options ouvertes à toutes et tous :

L’impulsion des acteurs associatifs : sans eux, pas de magie

Les enseignants sont essentiels, mais sans les assos et les structures culturelles locales, rien de tout ça ne serait possible. Coup de chapeau à ceux qui se battent pour muscler l’éducation artistique sans moyens mirobolants :

Quels impacts concrets sur les élèves ?

Intégrer musique et arts dans le parcours scolaire, c’est pas juste une touche déco pour le projet d’école. Le ministère de la Culture calcule qu’en France, un élève sur deux aurait désormais bénéficié d’une action artistique ou culturelle forte pendant son parcours primaire ou secondaire (Source : Ministère de la Culture). Dans la région :

Des difficultés, forcément… et alors ?

On ne va pas se mentir, il y a encore du taf : manque de crédits, temps des enseignants surchargé, absence de formation en musique pour certains instits ou PE… Et quand une tournée d’intervenants “arts vivants” coûte 1 200 € par classe, la barrière financière est bien réelle (source : La Nouvelle République).

Mais le plus gros frein, c’est peut-être la visibilité : la plupart de ces pépites restent invisibles, étouffées sous la routine médiatique. 71% des projets locaux ne sont relayés que par des bulletins d’école ou des sites municipaux (Source : enquête PEAC-DSDEN 2023). Impossible de construire une vraie "culture commune" sans relais plus fort entre écoles, lieux culturels et habitants.

Et demain ? Oser l’art comme langue vivante universelle

Car finalement, derrière la question des projets éducatifs qui intègrent musique et arts à l’école, il y a l’enjeu de la démocratie culturelle. Donner à chaque kid du coin – qu’il vienne du centre-ville de Nevers ou d’un bled du Morvan – une chance de goûter à la création, à l’expression, à l’aventure collective. À travers piano, platines ou pinceaux, c’est la confiance, l’écoute, l’audace qui poussent. Voilà pourquoi il faudrait que ces expériences ne soient plus l’exception mais la norme, et que chaque scène, chaque école, chaque salle communale puisse vibrer ensemble, la main dans la main avec celles et ceux qui font l’art dans la région. Chiche d’en parler autour de vous ? Et, qui sait, de passer le micro à la prochaine génération d’artistes locaux… ou tout simplement de gamins heureux d’avoir tapé sur un djembé ensemble.

En savoir plus à ce sujet :