Les programmateurs eux-mêmes, interrogés lors de la rencontre “Les Nuits locales” en 2023 (Médiathèque Jean Jaurès, Nevers), le disent : les lieux vont devoir à la fois renforcer les classiques (rock, rap, électro) et tendre la main aux univers moins attendus (expérimental, pop mondiale, créations hybrides). En cause :
- La demande croissante d’espaces d’expression pour des esthétiques émergentes (slams, musiques électroniques expérimentales, musiques urbaines afro-caribéennes), portée par les jeunes artistes et les publics étudiants.
- Le besoin, pour les lieux, de fidéliser un public hétérogène tout en repoussant le plafond de verre d’une image trop élitiste ou trop connotée “vieux rock” ou “variété”.
- Le poids de l’institutionnel, encore très présent côté classique/jazz mais qui finance aussi de nombreux projets “cross-over” (cf. subventions DRAC pour les spectacles pluridisciplinaires).
Ça promet plus de surprises à (re)découvrir, plus d’attentions aux nouveaux mouvements, et une porosité revendiquée entre les genres – bref, pile ce qui fait vibrer une scène locale vivante et inventive.